Beaucoup de jeunes rêvent de transformer leur passion en métier. Bien que ce ne soit pas toujours évident, il est souvent important de prévoir une deuxième option, dans le cas où une carrière sportive serait compromise. Anne-Marie Lefrançois, ex-membre de l’Équipe canadienne, a réussi tout au long de sa carrière à concilier sport et étude. Elle poursuit des études à temps partiel durant sa jeunesse et entreprend à sa retraite du monde du ski des études en ingénierie.

Native de Québec, Anne-Marie Lefrançois a fait ses débuts en ski alpin à l’âge de 4 ans et c’est à 11 ans qu’elle prend la décision d’intégrer une équipe de compétition. Passer du statut d’amateur à celui de professionnel n’est pas une mince affaire, surtout dans le monde du sport où la concurrence fait rage. La skieuse alpine réussit pourtant à devenir membre de l’Équipe du Québec durant la saison 1995-1996. Sacrée championne canadienne à deux reprises et olympienne aux Jeux d'hiver de Salt Lake City 2002, Anne-Marie décide de tourner la page après dix ans passés sur l’Équipe canadienne.
Anne-Marie se consacre un temps à la compétition de vélo, mais décide finalement d’entreprendre des études en ingénierie à l'Université de la Colombie-Britannique à Vancouver. « J’ai toujours aimé les math et la physique, je trouvais ces matières intéressantes et c’est un domaine qui allait m’ouvrir plusieurs portes. Les différentes habiletés que tu acquiers, tu peux ensuite les transférer dans d’autres carrières. » D’une durée de quatre ans et demi, Anne-Marie a choisi l’ingénierie géologique parce qu’elle souhaitait travailler dans le domaine environnemental. « Je m’engage à faire ma part pour un Canada meilleur en mettant mes connaissances au service de l’ingénierie au service de l’écologie, » affirmait-elle aux médias.
Trouver le bon équilibre entre le sport et les études est parfois difficile. « Quand tu fais du ski, c’est difficile d’étudier en même temps parce que tu voyages beaucoup, mais il faut prendre le temps de faire un cours ou deux simplement pour garder le cerveau actif. » Anne-Marie a toujours su qu’elle retournerait à l’école, mais elle ne savait pas à quel moment exactement. « Évidemment, ce n’est jamais un problème d’arrêter l’école, c’est quand tu y retournes que tu te rends compte que les choses sont différentes, tu es plus vieux. La transition n’est pas toujours facile, mais il faut persévérer.» Elle ajoute d’ailleurs que l’expérience acquise durant la carrière d’un skieur est importante, car aucun sentiment n’est semblable à ce que tu vis durant ces années de compétition. « Tout est possible lorsqu'on travaille d'arrache-pied et que l'on est passionné », souligne l’ancienne skieuse.
À court terme, Anne-Marie entreprend un extraordinaire voyage à vélo en direction de San Francisco! Des amis, qui habitent la ville, l’attendront certainement avec impatience, elle qui parcourra seule plus de 1500 km!
« Comme disent les anglophones : Give 100% in everything you do. C'est-à-dire : Tout ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait. »