Descriptions des postes

1. Directeur d’épreuve / Président du Comité d’organisation

Le directeur d’épreuve est la personne qui dirige et contrôle tout le travail technique de tous les officiels et qui préside les réunions portant sur les aspects techniques. Il est responsable des services médicaux et du service d’ordre. Lors d’une épreuve d’importance, il y aura en général un responsable du service d’ordre pour s’occuper du contrôle de la foule et de la circulation à proximité de l’aire de l’épreuve.

En somme, le directeur d’épreuve est responsable de toutes les tâches pour lesquelles il n’y a pas de responsable désigné spécifiquement et celles non réparties spécifiquement à d’autres responsables.

Qualification requise: 2


2. Chef de piste

Le chef de piste doit avoir de bonnes connaissances techniques, doit connaître les règlements et les exigences propres à un parcours, parce qu’il sera responsable de tous les éléments clés qui influenceront le résultat de la course et les conditions auxquelles seront soumis les coureurs.

Il doit donc être familier avec les conditions d’enneigement de la piste utilisée et posséder suffisamment d’expérience et de connaissances pour prendre les bonnes décisions dans des conditions d’enneigement insuffisant ou des mauvaises conditions météorologiques.

Il est responsable de la préparation du parcours et de son entretien pendant la course. Il doit également s’occuper de la préparation des aires de départ et d’arrivée, incluant le portillon de départ et le corral d’arrivée.

Le chef de piste doit s’assurer que son équipe est bien rodée et doit contrôler les arrêts de course. Il peut former des équipes stationnaires en piste ou des équipes mobiles.

Qualification requise : 2

3. Responsable de l’équipement

Pour les épreuves de haut niveau, on désigne une personne à cette tâche. Pour les courses régionales, les tâches peuvent être réparties entre les différents chefs. Une liste complète d’équipement est utile pour assurer la répartition adéquate sur l’ensemble du parcours.

Les équipements en inventaire à avoir selon la course : Piquets articulés, piquets de bambou, fanions, colorant, étiquette de numéros de portes, radios, filets et piquets de protection, pelles, clôture de contrôle, râteaux, produit de durcissement (urée, sel), perceuses, mèches, clés pour piquets, coins de bois, tableau d’affichage, équipement pour les juges de porte et parfois même l’équipement pour le secrétariat et le chronométrage.

Qualification requise: 1


4.4.4 Ouvreurs de piste (coureur)

Le comité organisateur a le devoir de fournir au moins trois ouvreurs de piste. Avant le début de la course, des ouvreurs de piste doivent passer dans le parcours. Il s’agit de skieurs capables d’effectuer le parcours à la vitesse de la course. Ils déterminent la ligne et fournissent aux officiels de l’information sur les conditions du parcours. Les ouvreurs doivent faire une reconnaissance du parcours comme les coureurs. Il est très important qu’un nombre suffisant d’ouvreurs de piste de compétence adéquate avec le niveau de compétition, afin qu’ils précèdent les coureurs dans le parcours.

Les ouvreurs de piste permettent à tout le personnel en piste de procéder aux ultimes vérifications et ajustements avant la course. Les ouvreurs doivent être membres en règle de ACA ou détenir une carte FIS.


4.4.5 Personnel au chronométrage et au départ

Le personnel au départ et à l’arrivée travaille en équipe afin d’effectuer le départ et enregistrer un temps pour chaque coureur. Il y a plusieurs possibilités quant à l’équipement et au personnel disponible, des détails supplémentaires suivent.

En tout temps, le starter est responsable du départ en règle des coureurs. L’assistant-starter doit, pour sa part, faire en sorte que les coureurs se présentent au départ à temps et dans la bonne séquence.

a) Chronométrage électrique ou électronique
Un équipement de chronométrage est une nécessité, d’ailleurs il est obligatoire pour toutes les courses comptant pour des points. Pour les courses FIS et pour certaines courses de championnat inscrites au calendrier, l’ensemble de l’équipement de chronométrage électronique doit être doublé. Plusieurs fabricants offrent de l’équipement de chronométrage, parmi eux il faut de préférence choisir les modèles homologués par la FIS. La plupart de ces systèmes utilisent deux paires de fils qui relient le portillon de départ au poste de chronométrage placé en vue de la ligne d’arrivée. Une paire de fils transmet les impulsions de la baguette de départ et la seconde paire est utilisée pour la communication entre le chronométreur et le starter.

Le principe de chronométrage est le même. Le starter donne le signal de départ; puis lorsque le compétiteur ouvre le portillon, la baguette transmet une impulsion au chronomètre qui enregistre l’heure de départ. Lorsque le coureur franchit la ligne d’arrivée, il brise le faisceau des cellules photoélectriques et le chronomètre enregistre l’heure d’arrivée et généralement calcule le temps net en calculant l’écart. Le temps net est affiché et imprimé.

Les appareils moderne de chronométrage sont sophistiqués et sont des micro-ordinateurs spécialisés qui effectuent tous les calculs pour l’opérateur. Malgré cela, assurer le suivi des coureurs au départ et à l’arrivée, enregistrer les absences (DNS) et les abandons (DNF) et attester l’enregistrement précis de toutes les heures de départ et d’arrivée exigent, de la part de l’opérateur, expérience et habileté.

L’équipement de chronométrage est utilisé dans un environnement difficile où chaque course apporte son lot d’occasions pour des pannes. Il est par conséquent probable que le système électronique manque une ou plusieurs impulsions et par le fait même les temps d’un ou des coureurs. C’est pour éviter ce genre de situation et pour éviter les reprises de parcours que le chronométrage est obligatoire.

Pour chronométrer manuellement, on utilise des chronomètres synchronisés pour noter les heures de départ et d’arrivée de la manière décrite plus loin. Lorsqu’une impulsion électrique est manquée, on a recours aux temps manuels pour calculer le temps équivalent électronique (TÉÉ) du coureur. Par conséquent, il est très important que la disponibilité des temps manuels soit vérifiée à chaque fois qu’un temps électrique est manqué. Sinon ce sera complexe et gênant de constater après coup que faute de temps manuels, un temps manque dans les résultats.

b) Chronométrage manuel à l’heure du jour
Le chronométrage manuel est utilisé en tant que plan de relève en cas de défaillance du système de chronométrage électrique.

Les chronomètres utilisés doivent permettre de dissocier le temps continu et le temps du coureur (fonction split). Ainsi, lorsque le chronomètre est actionné, l’affichage demeure statique afin de permettre la lecture de l’heure mais la montre interne continue à fonctionner, et lorsque le bouton de déclenchement est pressé à nouveau, il indique l’heure de ce dernier déclenchement.

L’utilisation de cette méthode exige au préalable que les chronométreurs manuels au départ et à l’arrivée fassent démarrer leurs chronomètres simultanément et ce, environ 30 minutes avant le début de la course. Le chronométreur au départ presse le bouton de déclenchement à chaque fois qu’un coureur part et note l’heure du départ. Lorsque le coureur franchit la ligne d’arrivée, le chronométreur à l’arrivée déclenche son chronomètre et note l’heure d’arrivée. La différence entre les deux lectures est le temps qu’a pris le coureur pour franchir le parcours. Les temps sont notés sur un formulaire prévu à cette fin.

Les temps manuels sont notés en centième de seconde, même si certains chronomètres affichent des millièmes de secondes (la dernière décimale étant tronquée).

Voici un exemple de calcul : Heure à l’arrivée : 10:01:48,01
Heure au départ : 10:01:01,69
Temps de parcours : 46,32

Quelques éléments clés à noter.

Il est nécessaire de fournir deux chronomètres au départ et deux à l’arrivée. Advenant qu’un chronomètre ait des problèmes, le chronométreur pourra immédiatement utiliser l’autre chrono en sa possession. Les quatre chronomètres sont synchronisés avant le départ de la course. Pour ce faire, on actionne les 4 boutons simultanément, on attend de 30 à 60 secondes puis on actionne le bouton ‘SPLIT’ sur les 4 chronos à la fois pour vérifier si les temps sont synchronisés de façon acceptable.

Assurez-vous d’identifier les paires des chronomètres dont la synchronisation est la meilleure. Identifiez chacune des paires et confiez un chrono de chaque paire à chaque chronométreur manuel. Lorsque les chronométreurs sont en place, assurez-vous que les deux utilisent les appareils de la même paire soit l’une (A) soit l’autre (B) au départ et à l’arrivée.

On doit refaire cette synchronisation avant le début de la deuxième manche. Comme vérification supplémentaire, on peut également valider occasionnellement que les deux chronomètres au départ et les deux à l’arrivée sont toujours synchronisés.

Les chronométreurs doivent également s’assurer d’être le plus régulier et constant que possible quant au moment où ils actionnent le bouton du chronomètre. Le déclenchement doit être fait, le plus possible, au même point de repère.

Le personnel et les fonctions présentés dans cette section sont sous la responsabilité du chef du chronométrage et des calculs. Il est responsable de la coordination du personnel au départ et à l’arrivée, incluant le chronométrage, les calculs et le tableau d’affichage.

Qualification requise: 2


4.4.6 Chef de l’administration (Secrétaire d’épreuve)

L’organisation d’une course exige un travail administratif considérable, dont la plus grande partie est effectuée par le chef de l’administration ou secrétaire d’épreuve. Cette personne est responsable d’envoyer l’avis de course, de produire les procès-verbaux des réunions du Comité d’organisation et du jury, le procès-verbal de la réunion des chefs d’équipes (ou entraîneurs), de gérer toute la correspondance, préparer la mise en place (cartons ou projecteur) pour le tirage au sort, l’enregistrement des coureurs, la perception des frais de course, la préparation des listes de départ, la distribution des dossards, etc.

Le secrétaire d’épreuve est également responsable de la préparation et de la distribution des résultats.

Il s’agit d’une lourde tâche nécessitant un bon sens de l’organisation et une bonne connaissance des divers aspects de l’organisation d’une course.

Le rôle et les responsabilités d’un secrétaire d’épreuve sont expliqués en détail au cours de la formation de niveau 2.

Qualification requise: 2


4.4.7 Juges de portes et chef des juges de portes

Le chef des juges de portes est responsable de recruter un nombre suffisant de bénévoles, de les former si nécessaire, de les organiser et de les contrôler durant la course. Pour ce faire, le chef des juges de portes doit très bien connaître le déroulement d’une course. Il doit assigner à chacun des portes à surveiller et s’assurer que chaque juge soit posté au meilleur endroit sur la piste pour effectuer sa tâche en toute sécurité.

Chaque juge de portes doit être bien identifié. Il doit avoir en sa possession tous le matériel nécessaire à l’exécution de sa tâche : plaque rigide avec protection contre les intempéries, carte de juge de portes et 2 crayons à la mine. Les instructions utiles doivent être résumées sur un aide-mémoire inclus dans le tablier à pochettes multiples fourni aux juges de portes.

Durant le déroulement de l’épreuve, le chef des juges de portes doit s’assurer que les membres de son équipe effectuent leur tâche efficacement. Il doit également s’assurer de leur confort.

Les juges de portes sont les officiels le plus importants durant l’épreuve et la qualité de leur travail assure le succès de l’événement. Tout en appliquant les instructions du jury, c’est le juge de portes qui décide du passage correct ou non des portes par les concurrents. Il doit rendre un jugement de façon claire et impartiale. Cependant, lorsqu’il y a doute, il doit laisser la chance au coureur. S’il y a faute de passage, le coureur est disqualifié.

Le juge de portes peut consulter ses collègues des portes adjacentes pour confirmer ses observations. Il a également le pouvoir de demander par l’intermédiaire d’un membre du jury d’interrompre la course temporairement pour vérifier les traces d’un skieur sur la piste.

Qualification requise: 1 et 2