Adaptation physique des femmes

De nombreuses études scientifiques ont été menées dans le domaine des aptitudes corporelles et de l’adaptation physique des hommes et des femmes dans le sport de haut niveau.

Des différences existent entre hommes et femmes, qu’elles soient liées à leur constitution respective ou à leur physiologie, elles ont des conséquences sur l’adaptation de l’un et de l’autre à l’effort. Cela explique aussi les différences de performances entre les deux sexes.

La majeure partie des différentes capacités corporelles apparaissent dès la puberté et se voient notamment à travers la taille. Les femmes sont toujours plus petites que les hommes, car leur masse musculaire est moins importante. Cela est dû aux sécrétions hormonales qui diffèrent de l’un à l’autre.

Le système hormonal masculin sécrète plus d’hormones sexuelles qui stimulent la production de testostérone. Cette dernière participe au développement de la formation osseuse.

Chez la femme, ce sont les œstrogènes qui aident à ce développement, mais cela ne dure que durant deux à quatre ans après la puberté. Il en résulte un arrêt de la croissance plus tôt chez les filles que chez les garçons.


Des problèmes spécifiquement féminins

Les femmes sportives sont confrontées à certains problèmes qu’elles seules connaissent comme les problèmes menstruels ou la grossesse. La menstruation n’a apparemment aucun effet majeur sur les performances, cependant dans certains cas, il peut y avoir des variations, mais cela reste assez peu fréquent. Les athlètes suivant un entraînement de haut niveau ont parfois des troubles menstruels, appelés aménorrhées, qui s’estompent et disparaissent avec le ralentissement ou l’arrêt total de l’entraînement en question.

La grossesse peut affecter les performances d’une athlète de haut niveau. La pratique sportive a des effets positifs sur la femme enceinte, car une activité physique régulière permet de limiter la prise de poids, de réduire le temps de travail pendant l’accouchement, etc. Malgré cela, une pratique trop intensive peut entraîner des complications comme l’insuffisance en oxygène du fœtus ou hypoxie. Pendant l’effort physique, le flux sanguin utérin se trouve réduit d’environ 25% entraînant un manque d’oxygène. Il est donc recommandé de pratiquer un sport adapté à son état. Une femme enceinte devra s’échauffer plus longtemps, devra faire des pauses régulièrement pendant l’effort, avoir des vêtements amples et boire souvent de l’eau pour éviter tout risque d’hyperthermie. Avant de pratiquer, il est fortement conseillé de consulter un médecin.


Pourquoi la femme est-elle moins forte que l’homme ?

Ce qui différencie l’homme de la femme est avant tout sa force musculaire. Des études montrent que la différence de force musculaire entre les deux peut atteindre jusqu’à 50%, différence due à la quantité de production de testostérone. Les femmes sont plus faibles au niveau supérieur de la taille, car l’essentiel de leur masse musculaire est concentré au niveau inférieur de la taille. C’est la seule différence entre eux, car homme et femme ont les mêmes capacités en ce qui concerne la contraction musculaire.

Les seules variations qui existent entre homme et femme sont des données initiales comme la taille, le poids, la masse musculaire ou la force, qui sont généralement supérieurs chez l’homme. Les femmes ont plus de tissu adipeux que les hommes, cela les favorise dans des sports comme la natation, mais qui les désavantage grandement en athlétisme, et notamment dans des épreuves de saut. Cependant, les athlètes féminines exécutent des figures comparables à celles des hommes en gymnastique au sol par exemple. Elles pratiquent aussi des sports typiquement masculins comme le football, le judo, la boxe, le rugby, etc.