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  • Gagnon ignorée pour l’épreuve par équipe

    Saint-Moritz | Marie-Michèle Gagnon n’apprécie pas avoir été écartée pour l’épreuve par équipe mixte de mardi aux championnats mondiaux de ski alpin à Saint-Moritz et reproche à l’équipe canadienne de ne pas lui avoir accordé un essai pour justifier sa participation.

    «C’est un manque de respect. C’est comme ça que je l’ai vu», nous a avoué la Québécoise, hier, en début de soirée en Suisse.

    Les Canadiens, qui étaient représentés par Erin Mielzynski, Candace Crawford, Phil Brown et Trevor Philp, ont été arrêtés par la Suisse en quart-de-finale après avoir éliminé les États-Unis en première ronde.

    «Pas équitable»

    Gagnon disait s’attendre à participer à cet événement, selon la planification qui avait été faite avec son entraîneur Manuel Gamper avant le début des championnats. Elle a plutôt appris une décision contraire venant du «directeur des sports» (Martin Rufener) - qu’elle n’a pas voulu nommer - et qui a choisi d’envoyer Mielzynski et Crawford avec Brown et Philp pour former le même quatuor qui avait permis au Canada de remporter la médaille d’argent à cette épreuve lors championnats mondiaux d’il y a deux ans à Vail, au Colorado

    Elle questionne pourquoi que les trois hommes de l’équipe présents à Saint-Moritz et éligibles pour cette compétition (Brown, Philp et Erik Read) ont pu se soumettre à un essai chronométré au matin de la course pour sélectionner les deux plus rapides, alors que cet exercice n’a pas été fait chez les dames.

    «Ça me fâche parce que je ne trouve pas ça équitable. La meilleure skieuse classée au Canada n’a même pas pu profiter d’un essai. C’est un peu comme s’ils vivaient dans le passé au lieu de prendre tous les moyens possibles afin de former l’équipe la plus rapide», se désole la skieuse originaire de Lac-Etchemin, meilleure Canadienne au cumulatif de la Coupe du monde (20e) ainsi qu’en slalom (13e) et slalom géant (16e).

    Rufener: pas rapide au départ

    «J’ai pris la décision parce que Marie n’a jamais été reconnue pour avoir des départs rapides. Nous n’avons jamais eu suffisamment de séances d’entraînement spécifiques pour l’épreuve par équipe, à l’exception d’un tenu au printemps dernier où Crawford (Candace) avait été la plus rapide», a justifié Rufener par courriel.
    «Nous n’avons pas non plus (à Saint-Moritz) un portillon de départ adéquat pour procéder à un bon essai chronométré», nous a aussi écrit le directeur aux affaires sportives de Canada Alpin.

    «Prise par surprise»

    La Québécoise se disait motivée à participer à cette épreuve qui fera son entrée aux Jeux olympiques à Pyeongchang l’an prochain. Elle affirme que ses propos n’ont aucun lien avec le résultat de l’équipe mardi «parce que je souhaite toujours que le Canada fasse bien», précise-t-elle.

    «Ça ne m’aurait pas dérangée si la démonstration avait été faite que je n’étais pas la plus rapide. Ils m’ont prise par surprise», dit-elle.

    «Dans l’avenir, nous allons avoir plus de séances d’entraînement (pour ce type d’épreuve) et Michelle (sic) en fera partie dans notre préparation olympique», soutient Rufener dans son courriel.

    La France en or

    La France a remporté cette épreuve en battant la Slovaquie en finale. La Suède a terminé troisième en défaisant la Suisse dans la «petite finale».

    Selon le format de cette compétition, deux pays envoient chacun quatre skieurs (deux hommes et deux femmes) qui s’affrontent dans un duel de slalom en parallèle. Au terme des quatre courses, le pays avec le plus de victoires, ou le meilleur chrono au total s’il y a égalité, passe à la ronde suivante.

    Les championnats de Saint-Moritz font relâche mercredi. Ils se complèteront avec les slaloms géants féminin (jeudi) et masculin (vendredi), suivis des slaloms féminin et masculin, samedi et dimanche.

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