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  • Le skieur français David Poisson est mort

    Médaillé de bronze aux Mondiaux de 2013 et âgé de 35 ans, le descendeur David Poisson est mort, lundi, lors d'une chute à l'entraînement au Canada, a annoncé la Fédération française de ski.

    Le ski français est en deuil : David Poisson (35 ans), membre de l'équipe de descente, est décédé accidentellement lundi à la suite d'une chute, comme l'a annoncé la fédération française dans un communiqué. Le skieur effectuait un entraînement dans la station canadienne de Nakiska, traditionnelle base de préparation des Bleus avant la tournée nord-américaine, qui commence à Lake Louise dans moins de deux semaines (25-26 novembre). La FFS n'a pas donné davantage de détails sur les circonstances du drame.

    «Dévastés par cette nouvelle, Michel Vion, Président, Fabien Saguez, Directeur Technique National et l'ensemble de l'encadrement sportif et du personnel administratif de la Fédération, s'associent à la douleur de ses proches dans ces moments particulièrement difficiles», écrit-elle dans son communiqué.

    Un médaillé mondial dur au mal

    Surnommé «Kailloux» («Ça vient de Poisson-Poiscaille-Poiscaillou-Caillou», expliquait-il lui-même), le skieur de Peisey-Nancroix (Savoie) était l'un des vétérans de cette équipe de France, un personnage incontournable malgré une carrière mouvementée et perturbée par les blessures. Certaines survenues parce que ce dur au mal n'avait pas l'habitude de calculer et le payait parfois par des chutes spectaculaires. En 2005, à Bormio, pour ses premiers Mondiaux à 22 ans, Poisson avait pourtant eu tout bon et terminé neuvième en descente comme en super-G. Une promesse partiellement confirmée dans la suite d'une carrière dont le fait d'armes restera cette médaille de bronze décrochée aux Championnats du monde 2013 de Schladming derrière deux poids lourds de la vitesse, Aksel Lund Svindal et Dominik Paris.

    Quelques semaines plus tôt, ce skieur au physique de talonneur (1,72m ; 89 kg) avait fini au pied du podium à Kitzbühel, comme s'il maîtrisait mieux les élans de son gros coeur. «Les galères te servent à un moment, confiait-t-il après sa médaille mondiale. À trente ans, la folie, tu l'as laissée de côté. (...) On me dit : “Cette médaille, tu la mérites'' mais tout le monde la mérite», ajoutait-il, fidèle à son personnage attachant. Deux ans plus tard, il se classait troisième de la descente de Santa Caterina, seul podium de Coupe du monde de sa carrière. Il était depuis mars 2016 père d'un petit garçon.

    Le Directeur général de Ski Alpin, Daniel P. Lavallée, a été en contact cet après-midi avec son homologue français pour lui exprimer ses plus sincères condoléances. Toutes nos pensées sont tournées vers la famille, ses amis et ses coéquipiers.

    Source: L'Équipe / Ski Québec alpin
    Photo Crédit: Prevost

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