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  • Une équipe de piste du Québec à la Coupe du monde de Killington 2017

    Article rédigé par Claude Marquis. Connu et reconnu dans le monde du ski québécois, Claude Marquis a passé 47 saisons comme entraineur et 24 saisons comme délégué FIS. Ayant accumulé de l’expérience à peu près à tous les niveaux du ski alpin, il a travaillé sur la dernière Coupe du Monde à Killington.

    On parle de cinq gars qui s’étaient engagés comme bénévole afin d’aider le comité d’organisation de Killington. Pierre-Olivier Allard du Mont-Sainte-Anne, Charles Kijek du Mont Sainte-Marie, Étienne Turcotte de Val d’Irène, Julien Landry du Relais, avec moi-même comme chef d’équipe. Nous étions également accompagnés d’Eric Aach, responsable des communications et du service aux partenaires de SQA.

    Notre principale responsabilité était de préparer et de maintenir la section #3 de la piste, soit une des sept sections de piste, que ce soit pour le GS ou le SL.

    Mais il ne faut pas croire que ce fut notre seule fonction. Chacun de ces quatre jours, on devait se lever entre 4 h et 4 h 45 du matin. On devait se présenter au déjeuner vers 5 h 30, puis se rendre au rendez-vous au chalet du club pour une première rencontre. Puis un peu plus tard à la remontée entre 6 h et 6 h 30 selon les ordres de nos chefs. On mangeait notre lunch où et quand on pouvait et le dimanche soir, même si la course se termina à 13 h 45, on se déchaussa uniquement vers 16 h 45 avant de reprendre le chemin du retour.

    Un autre élément, qui s’ajouta au défi est la situation « Hurry up and wait ». En gros, avec 200 bénévoles sur la piste et 100 autres au moins pour gérer la gestion en bas de la montagne, nous avons souvent dû nous résigner et attendre les ordres. Et pour certains, tester la limite de leur patience.

    On a dû monter, déplacer, démanteler des filets, des « Air Bag » des « Willie bags », des piquets, de l’équipement d’entretien de la piste, des tours de télévisions, des tentes de départ, et ce en bottes, en ski et en chaussant des crampons.

    En effet, la piste avait été injectée à deux occasions, avec un total de 60 000 gallons d’eau. Une vraie patinoire et les photos ou la télévision ne rendent pas justice à la pente. Dans bien des sections, les skis les mieux aiguisés ne permettaient de s’arrêter. On était constamment en dérapage contrôlé. Le matin du GS avec les entraineurs, on se regardait tous les uns les autres pour savoir qui serait le premier pour descendre et voir si le premier survivrait le premier mur.

    On peut dire que l’équipe a vécu toute une expérience avec beaucoup de moments palpitants, n’est-ce que de voir les meilleures au monde, incluant notre équipe nationale, voir même les côtoyer, rencontrer les personnalités du ski international, entendre la foule se déchainer, et ce, avec 18 000 spectateurs samedi et 16 000 dimanche. En conclusion toute une expérience!

    On peut juger que selon les commentaires reçus des membres du comité organisateur que l’équipe de piste de la section #3 a été très appréciée, et ce, même si c’était notre première participation à Killington.

    Je crois que l’on peut affirmer que notre équipe de piste sera de retour l’an prochain pour la troisième édition de cette Coupe du monde et on planifie y être une journée de plus, afin de pouvoir mieux appuyer l’organisation. Nous prévoyions même d’ajouter une personne qui désirait se joindre à notre équipe.

    See you next year Killington! #BeastWorldCup

    Source: Claude Marquis
    Photos Crédits: Claude Marquis

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