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  • Frida Hansdotter détrône Mikaela Shiffrin au slalom. Mielzynski & St-Germain dans le Top-15

    Jeux olympiques de Pyeongchang 2018

    La Suédoise Frida Hansdotter a offert à son pays sa première médaille d’or olympique en ski alpin depuis les Jeux de 2006 lorsqu’elle a remporté, vendredi, le slalom au Centre alpin de Yongpyong.

    Avec un temps cumulatif de 1min 38s 63/100, Hansdotter a tout juste devancé la Suisse Wendy Holdener (1:38,68), installée au 1er rang après la manche initiale, et l’Autrichienne Katharina Gallhuber (1:38,95), seule skieuse sous la barre des 49s en seconde manche.

    L’Américaine Mikaela Shiffrin (1:39,03) n’est pas parvenue à défendre son titre olympique. Coincée au 4e rang après le premier parcours, Shiffrin a raté le podium de 6 centièmes.

    La gagnante du slalom géant, jeudi, avait pour ambition de partir de Pyeongchang avec quatre médailles d’or. Elle a cependant vomi avant la première manche. Elle pourrait souffrir d’un virus. Shiffrin a déjà renoncé au super-G qui se déroulera samedi, et elle n'est pas «complètement certaine» de participer à la descente, mercredi, selon des propos relayés par Sports Illustrated.

    Erin Mielzynski, meilleure Canadienne, prend le 11e rang. Laurence St-Germain 15e.

    Trois Canadiennes ont participé à l’épreuve. Après une première descente difficile, Erin Mielzynski s’est bien reprise avec le 3e temps de la seconde manche. Son chrono cumulatif de 1:41,49 lui a valu le 11e échelon.

    Laurence St-Germain (Mont-Sainte-Anne) a de son côté réalisé un temps de 1:41,80, ce qui l’a placée en 15e position à ses premiers Jeux olympiques. Roni Remme, qui vit aussi son baptême olympique, a terminé 27e en 1:43,61.

    « On dirait que chaque jour qui passait, j’étais de plus en plus excitée. Mais le stress montait aussi, a mentionné l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges. J’avais hâte de courser et je suis contente de ce qui s’est passé aujourd’hui. » En effet, en raison des forts vents qui ont forcé le report de la compétition initialement prévue mercredi, il a fallu qu’elle attende deux jours de plus.

    Laurence Saint-Germain a d’abord affiché une mine déçue en croisant la ligne d’arrivée de la deuxième manche. Provisoirement 11e après la première descente, elle accusait déjà du retard sur certaines coureuses qui l’avaient précédée. « Quand tu arrives à la deuxième manche, tu veux conserver tes acquis. Mais quand j’y repense, je suis contente de ma performance », a-t-elle affirmé.

    Laurence St-Germain s’était impressionnée elle-même en première manche. « Les conditions étaient difficiles et différentes de l’échauffement. Je suis arrivée en bas sans avoir une idée de ce que ça allait donner. »

    De son aveu, la skieuse du Mont-Ste-Anne a pris moins de risques à son retour en piste. « J’y suis allée juste un peu plus safe, car je voulais bien finir. »

    Après avoir fini 17e à Levi (Finlande) et 14e à Killington (États-Unis) en novembre dernier, Laurence St-Germain n’était pas parvenue à se qualifier pour la deuxième manche à ses trois départs suivants, puis n’a pas croisé la ligne d’arrivée à ses deux dernières courses en Coupe du monde.

    « Ma saison était bien partie, mais ça m’a quasiment nuit. Mes attentes étaient tellement élevées à chaque course, car je voulais faire mieux. J’essayais trop », a-t-elle analysé.

    Elle était donc mûre pour un résultat. Elle espérait un top-30, mais elle ajoutera finalement un top-15 à son palmarès. « Je ne peux demander mieux ! » s’est-elle réjouie.

    Quinzième à ses premiers Jeux olympiques, l'ancienne athlète de l'Équipe du Québec n’a pas à rougir de sa performance. Surtout si elle retourne cinq ans en arrière, quand elle songeait abandonner sa carrière sportive. « Ça fait juste confirmer que je ne regrette pas mon parcours », a-t-elle souligné.

    As-tu encore du fun? Oui! Alors continue!

    À l’époque, la Québécoise avait choisi de s’exiler au Vermont pour y étudier l’informatique. « J’ai étudié tout en me concentrant sur avoir du plaisir à skier avant de penser aux résultats. Je pense que c’est ce qui a fait la différence », a expliqué St-Germain, qui poursuit ses études à distance cette année, mais qui compte bien retourner à l’Université du Vermont l'an prochain.

    Forte de cette expérience, St-Germain savait quelles questions se poser lors de son dernier passage à vide au cours de l’hiver,. « Quand ça allait moins bien ces derniers mois, je me disais : as-tu encore du fun? Oui? Ok, continue, ça va revenir. C’est comme ça que je trouve ma motivation. »

    Une motivation maintenant amplifiée par les Jeux olympiques. « Déjà même avant ma course, d’avoir vu Mikaël Kingsbury et Kim Boutin monter sur le podium et d’être témoin de toutes les émotions qu’ils vivent, ça me dit que moi aussi je veux une médaille. Ce n’était pas mon but ici, mais à Pékin c’est sûr que ce sera mon objectif ! »

    Les Jeux de Pyeongchang ne sont cependant pas encore terminés pour St-Germain qui espère être sur la ligne de départ de l’épreuve par équipe qui sera disputée le 24 février. Elle commencera tout de même par prendre deux journées de repos, ce qui lui permettra d’assister à d’autres compétitions.

    Pour apprendre plus sur ce que Laurence St-Germain vit en Corée du Sud, accédez à son blog personnel sur Ski Québec alpin.

    Source: Radio Canada Sports & Sportcom
    Photo Crédit: Roberto Schmidt & Sportcom

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