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  • La Chronique de Mario du 23 mai 2019 : Quoi surveiller pendant l’été?

    En tant que chroniqueur pour Ski Québec alpin Mario Brisebois continue sa passion pour le journalisme et le ski. Dans sa carrière de journaliste pour le Journal de Montréal, Mario s’est consacré plus particulièrement au golf, au tennis ainsi qu’au ski. Il a toujours eu à cœur de soutenir la relève québécoise et nombreux sont les athlètes qui, grâce à lui, ont bénéficié d’une couverture exceptionnelle tout au long de leur développement athlétique tant chez les amateurs que chez les professionnels.

    Il est vrai que l’intérêt serait considérablement plus accru si Calgary avait retenu comme candidat pour les Jeux olympiques 2026, mais gardez quand même en tête la journée du 24 juin. Elle n’est à ne pas manquer pour l’ensemble des sports d’hiver.

    Des neuf villes au départ et qui ont été retranchées ou se sont autoéliminées comme Calgary, on annoncera à Lausanne celle des deux qui obtiendra la présentation des Jeux olympiques et paralympiques de 2026.

    L’Europe est déjà assurée de l’emporter. Les deux candidatures en finale sont celles de Milan et Cortina d’Ampezzo, une candidature commune, ainsi que celle de Stockholm en partage avec des sites avoisinants incluant Sigulda, en Lettonie, pour le bobsleigh, la luge et le skeleton ; ce qui explique donc le modeste budget sous la barre des 1,5 milliard.

    Les autres étaient?

    L’Autriche (avec Graz-Schladming), l’Italie (deux fois avec Milan-Turin ensemble et Cortina en solitaire au début), le Japon (Sapporo), la Suisse (Sion) et la Turquie (Erzurum) étaient tous au départ à l’instar de Calgary bien sûr avant de se désister des raisons de coûts.

    Un grand absent dans les candidatures était Almaty, au Kazakhstan, pourtant finaliste à deux occasions en 2018 et en 2022, qui a très curieusement décidé de sauter son tour cette fois-ci. Serait-ce l’amertume de la défaite?

    Le sport pour relancer l’économie albertaine

    Calgary aurait voulu vivre une deuxième fois l’expérience olympique après le succès de 1988. Reconnu pour son dynamisme, le maire Naheed Nenshi était un des chefs de file.

    Toujours est-il qu’un référendum, mené le 19 novembre dernier, a tout fait basculer à la déception du maire et des Flames, dans la LNH, qui auraient pu avoir via les J.O. leur nouvel amphithéâtre tant souhaité.

    L’enjeu était sportif ainsi qu’économique, l’Alberta ayant besoin d’une relance, le pétrole ne coulant plus comme avant, disons.

    Sur un budget de 5,1 milliards pour refaire aussi la ville, 2,8 avaient été obtenus en subventions des gouvernements sur le tard ce qui n’a pas aidé non plus.

    Bien qu’il avait le mot final, le conseil de ville a dû se retirer ne pouvant aller contre la volonté de la population.

    « Vox populi, Vox dei », comme on dit.

    Là où tout va se jouer

    À savoir qui de Milan-Cortina d’Ampezzo et Stockholm va l’emporter, chacun a ses plus et ses moins.

    Si Turin en 2006 semble encore trop récent pour que le CIO retourne en Italie, leur comité est en feu. C’est un colis ne contenant rien de moins que 40 clés USB qu’ils ont fait parvenir comme présentation écrite de ce qu’on compte accomplir.

    La Suède a reçu les Jeux qu’une seule fois en 1912 et en été par surcroît!

    Après la folle exagération de Sotchi qui a coûté 36 milliards, soit 28 fois de plus que Nagano en 1998, Thomas Bach et ses délégués saisiront-ils l’occasion de tenir des Jeux à budget mesuré comme le propose Stockholm?

    Là est toute la question d’ici le 24 juin, laquelle pourrait en dire très long sur la philosophie à l’avenir.

    En terminant, les dates des Jeux de 2026 seront celles du 6 au 22 février.

    Source: Mario Brisebois
    Photo Crédit: inconnu

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