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  • Simon Fournier, l'athlète québécois sur la Coupe du Monde

    Avec la retraite d’Erik Guay, Simon Fournier est désormais le seul Québécois dans l’équipe canadienne masculine de ski alpin. Simon Fournier avait 5 ans quand Erik Guay est monté sur son premier podium en Coupe du monde. Il avait assisté à une célébration sur la place Saint-Bernard à Mont-Tremblant, où le jeune champion avait fait de l’effet. Plusieurs années plus tard, Simon s’est lié d’amitié avec celui qui est devenu le plus grand skieur canadien de l’histoire.

    À 22 ans – l’âge qu’avait Érik Guay quand il a terminé deuxième à la descente de Lake Louise en novembre 2003 –, Simon Fournier tente de faire sa place sur le circuit de la Coupe du monde.

    « Le bassin d’athlètes est exceptionnel au Québec », affirmait-il, fin octobre, au cours de La Rencontre au Sommet Telus, soirée de financement des trois fédérations québécoises de sport de glisse. « On a de très bons coachs, un très bon système. C’est juste plate qu’on n’ait pas percé dans les dernières années. Si on était la Suisse ou l’Autriche, avec des fonds exceptionnels, d’autres gars auraient eu leur chance. »

    Il espère que son parcours pourra inspirer la prochaine génération, un peu à l’image de l’influence que Érik Guay a exercée sur lui. L’arrivée de l’ex-champion mondial au conseil d’administration de Canada Alpin est une véritable bénédiction à ses yeux.

    « Je suis excessivement positif d’y voir un francophone, qui vient du Québec. Ses idées sont peut-être différentes de [celles dans] l’Ouest canadien. Il a eu sa propre expérience avec Canada Alpin. Du très positif et du très négatif. Il a vu les deux côtés de la médaille. »

    Des pistes de ski... aux bancs d’école

    Simon s’est inscrit en finances à l’Université de Denver. L’établissement lui offrait une bourse d’études complète pour le représenter dans le circuit NCAA. Il suivait ainsi les traces de Read et Philp, deux diplômés de l’endroit.

    Fournier reconnaît avoir piaffé d’impatience et vécu de la « frustration » pendant sa première session en janvier. Alors que son ski se portait mieux que jamais, il n’a pu s’aligner comme prévu au triptyque Wengen-Kitzbühel-Schladming, qui compose le cœur de la saison de slalom.

    Ce « compromis » permettait cependant à l’ancien du Collège de Montréal de se replonger dans les livres après quatre ans loin des bancs d’école. Il pouvait également se libérer en février pour une première participation aux Mondiaux d’Åre.

    En Suède, il a véritablement débloqué, terminant 30e en géant alors qu’il n’y allait en théorie que pour découvrir la piste. Deux jours plus tard, il a pris le 24e rang du slalom, de loin son meilleur résultat à ce niveau de compétition.

    À son retour en Amérique, il a gagné trois courses sur le circuit de la NCAA. Aux championnats nationaux dans le Vermont, il a fini deuxième en géant. Parallèlement, il a sécurisé sa première place au classement Nor-Am en slalom, ce qui lui garantit un dossard pour toutes les épreuves de cette discipline pendant la prochaine saison de Coupe du monde.

    Avec le recul, Fournier se félicite d’avoir suivi le conseil de ses coéquipiers. « J’ai été très influencé par Erik et Trevor. Je les trouvais choyés, à 27, 28 ans, d’avoir un diplôme et un plan B d’assuré. Ils voyaient que ça m’aiderait peut-être à me concentrer sur autre chose que la compétition. Ça m’a vraiment aidé à courir au début de la saison. De retourner au plaisir de skier. Je fais ça pour le fun. Je fais ça parce que j’aime ça. Les résultats sont venus avec. »

    Bonne saison Simon !

    Source texte et images : La presse + et JDQ

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