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  • Valérie Grenier ne prendra pas le chemin de la Coupe du Monde

    La saison était incertaine pour Valérie Grenier. En pleine ascension à 22 ans (elle en a maintenant 23) quand elle est arrivée aux Championnats du monde en Suède, Valérie Grenier nourrissait pour la première fois de sérieuses ambitions de podium après une 5e place à Lake Louise en décembre et une 4e à Cortina d’Ampezzo en, les deux fois en super-G.

    Mais une chute est venue bouleverser ses ambitions. Des cris de pleurs et de douleurs, mêlés à de la rage, ont retenti dans toute la station d’Are en Suède pendant qu’on la redescendait en traîneau au bas de la pente lors de la deuxième descente d’entraînement. La chute avait été terrible, son corps était ballotté comme une marionnette dans les airs. C’était loin d’être sa première lourde chute. Mais cette fois, pris dans sa botte gelée, son tibia, son péroné et un os de sa cheville ont cédé.

    Il y a quelques jours, à Mont-Tremblant, elle est remontée sur ses skis pour la première fois depuis sa quadruple fracture ! Stressée mais déterminée, c’était un vrai test.

    « Ça faisait vraiment beaucoup de bien. J’ai effectué cinq ou six descentes sur le plat. C’est un bon début », avoue la skieuse alpine de St-Isidore au bout du fil. Je n’ai senti aucun problème. Même le lendemain, je n’étais pas rackée. »

    À quel point Grenier avait-elle hâte de renouer avec la neige ?

    « Je n’arrêtais pas d’y penser quand je suis allée me coucher la veille. J’avais hâte de me réveiller. Quand l’alarme du réveil-matin a sonné, je me suis levée tout de suite ! »

    Ça, c’est la bonne nouvelle.

    La moins bonne ? Grenier a fait une croix sur un retour à la compétition cette saison sur le circuit de la Coupe du monde.

    « J’en ai parlé avec mes entraîneurs et les gens de mon entourage. Ç’a plus de sens de prendre mon temps pour revenir à 100 % et être même meilleure qu’auparavant que de me dépêcher afin de participer à quelques courses à la fin de la saison. Ça ne vaut pas la peine », dit-elle.

    « Je veux revenir dès la première course de la saison prochaine sans aucun problème. »

    L’athlète franco-ontarienne retournera sur neige plus tard cette semaine. Encore dans les Laurentides.

    « C’est un retour progressif. Je vais donner le temps à mon corps de s’adapter tranquillement. »

    Un possible séjour en Europe se retrouve en février pour renouer avec l’entraînement et ses coéquipières de l’équipe nationale.

    « Je pourrais visiter la personne qui s’occupe aussi de mes bottes de ski. Il se trouve là-bas », note Grenier.

    Ce séjour coïnciderait avec l’anniversaire ou presque de sa blessure majeure qui mettait fin prématurément à une saison fructueuse. La guérison aura été difficile par moments depuis sa chute aux Mondiaux. Les médecins ont dû l’opérer une deuxième fois au tibia au début de l’été.

    « J’ai eu un suivi le mois dernier et l’os guérit super bien. Tout est beau », note Grenier.

    La skieuse âgée de 23 ans s’avère bien entourée dans sa rééducation. Elle peut miser sur l’ancien préparateur physique des Canadiens de Montréal, Scott Livingston. Ce dernier a déjà épaulé l’ancien champion Erik Guay dans ses nombreux retours à la compétition après avoir subi une blessure majeure

    « Il est super bon », avoue Grenier, qui était aussi épaulée par son copain samedi lors de son retour sur neige.

    « Quand c’est arrivé, j’étais déçue, j’étais triste. Je ne voulais vraiment pas être blessée. Mais je sais que ça arrive à un peu tout le monde dans notre sport à un moment donné. On ne dirait pas que ce n’est pas surprenant en même temps », réfléchit-elle.

    Sources : Le Droit par Martin Comtois et Radio-Canada Olivier Paradis Lemieux

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