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  • Laurence St-Germain revient sur l'annonce de la fin de saison

    Les derniers jours ont été une véritable montagne russe pour Laurence Saint-Germain. La skieuse de Saint-Ferréol-les-Neiges classée 16e au monde est maintenant de retour à la maison où elle est soumise à l’isolement.

    «Je suis arrivée vendredi avant-midi à Calgary et c’est là que j’ai appris que les championnats canadiens et les Noram avaient été annulés», explique la spécialiste du slalom en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

    «On avait déjà reçu nos numéros de dossards et pendant la rencontre des entraîneurs, on a finalement appris que tout était annulé. Il y a vraiment beaucoup de raisons pour lesquelles une compétition de ski peut être annulée, mais je n’aurais jamais pensé que ce serait à cause d’un virus», poursuit-elle.

    L’athlète de 25 ans a connu une saison en dents de scie cette année. «J’ai eu trois très bonnes courses et une mauvaise et j’ai chuté dans deux courses, à Killington et à Kranjska Gora. C’est plate parce que je me sentais bien et que je voulais vraiment terminer la saison en force. Je voulais me rapprocher du top 7 mondial.»

    En Italie

    Au lieu de cela, c’est chez elle que la skieuse se retrouve. «J’étais en Italie quand l’éclosion a commencé là-bas, mais on ne le vivait pas, car on était dans un centre de ski, très loin des grandes villes. Personne n’était donc vraiment craintif à l’idée d’attraper le coronavirus. Je ne voyais pas des gens porter des masques», raconte-t-elle.

    «Personnellement, je me suis davantage sentie à risque le 26 février, quand j’ai pris l’avion pour la Suède après l’annulation de la finale de la Coupe du monde. À respirer le même air pendant huit ou neuf heures, j’avais davantage de craintes qu’à la montagne.»

    La skieuse a vu la situation évoluer à mesure que l’avion la menait à Munich, puis à Stockholm, puis à Östersund. «Plus ça avançait, plus on voyait des gens avec des masques, les compagnies aériennes désinfectaient les sièges.»

    À son arrivée à Québec, elle a appris que les personnes qui avaient été en Italie devaient être deux semaines en isolement volontaire.

    «Comme ça faisait une semaine que j’avais quitté l’Italie, je me disais que je serais en quarantaine une semaine puisque j’avais passé la dernière semaine en Suède. Mais ensuite, M. Legault a parlé de deux semaines pour tous ceux qui revenaient d’Europe. Je ne sais pas trop combien de temps je devrais être en quarantaine, mais je vais faire mes deux semaines pour être certaine. Au moins, au Mont-Sainte-Anne, c’est plus facile de ne pas avoir de contact avec les gens.

    Difficile de s’entraîner

    Une fois terminée sa période d’isolement volontaire, Laurence avait prévu s’entraîner avec l’équipe du Québec, dont plusieurs membres sont cependant aussi en isolement. Elle ne pourra cependant pas le faire puisque toutes les stations de ski doivent maintenant être fermées. «Pourtant, un sport extérieur avec un casque, des gants et un cache-cou, je me disais que c’était assez sécuritaire.»

    Laurence ne peut pas non plus aller au gymnase. «Mais heureusement, j’ai quand même pas mal d’équipement chez moi pour m’entraîner. Je prendrai aussi du temps pour me reposer de ma fatigue de fin de saison. Pour des athlètes comme moi, qui ont de la difficulté à s’arrêter, un repos forcé peut parfois être une bonne chose!»

    Source : Article Le Soleil par Ian Bussières

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