Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du vendredi 20 janvier : Kitzbuehel et le champ de labours de .. François Bourque.



    Moment rarissime et conséquemment hyper attendu dans le ski en fin de semaine puisqu'un mois et quatre jours très exactement après Val Gardena, une descente de Coupe du monde aura enfin lieu.


    Vous trouverez les explications météorologiques de ce trop long arrêt dans une autre chronique dans cette infolettre et allons donc directement au rendez-vous qui promet immensément puisqu'il s'agit de la mythique Streif, à Kitzbuehel.

    Le tracé fait 3,4 kilomètres et devient très abrupt très rapidement avec la première attrape justement surnommée «La trappe à souris» suivant aussitôt qu'à huit secondes du départ.

    Très important, tout se déroule sur la «belle glace», ce qui permet aux organisateurs de présenter l'épreuve en sa totalité pour la première fois quand même depuis 2013.

    «Ça va être le vrai Kitzbuehel», se disent les 50 000 à 60 000 spectateurs autrichiens en attente de leur «Super Bowl» ou ... Coupe Stanley.

    LES DANGERS...

    Le défi est intense pour tous, cela incluant les gagnants.

    «Il n'existe rien d'agréable ici», admet le champion en titre Peter Fill sur Eurosport.fr à propos de la «bête indocile».

    Ce n'est assurément pas Aksel Lund Svindal, aussi ex-titulaire de cette classique toujours inactif après une deuxième opération cette semaine suite à la complète «débarque» d'il y a un an qui lui a coûté son genou justement à Kitzbuehel.

    La meilleure image du challenge, en tout cas la plus descriptive que j'ai entendue, est de l'ami François Bourque, qui serait une tête d’affiche du cirque blanc s'il n'avait pas été blessé et si les décideurs n'avaient pas tant et trop insisté pour que le «Gaspésien volant», s'accroche à la descente. On y reviendra un jour...

    Questionné à savoir quelle était la sensation à Kitzbuehel le «Gaspésien volant» m’ avait dit ceci: «Imagine toi , dans une auto à traverser un champ de labours gelé bien raide, cela en tentant d'aller plus vite. Voilà comment ça brasse à 100 km/h et plus».

    Simon Drouin, de La Presse, avait repris la conversation dans le temps que son journal était un quotidien sur papier.


    N'est-ce pas Arnold Schwarzenegger, un adepte de Kitzbuehel, qui a déjà révélé à CNN: «Ici, il n'y a que des gagnants avec tout ce que cela demande comme courage pour aller en piste.»

    ERIK CANDIDAT AU PODIUM

    Un autre aspect très intéressant à Kitzbuehel est que la course et le podium par le rebond y sont complètement ouverts.

    Personne n'a remplacé le «roi» Didier Cuche, cinq fois victorieux , dont trois de suite entre 2010 et 2012.

    Au fait, quatre différents vainqueurs ont été couronnés ces quatre dernières années.

    Bien sûr que Erik Guay est dans le coup.

    Mettons sa déception d'un 20e rang en Super G sur le compte d'une plus difficile journée comme on en connaît tous et toutes au bureau.

    Toutefois, il a terminé 6e et 10e lors des entraînements chronométrés plus tôt cette semaine Il était allé au podium de Kitzbuehel en 2013 pour y chercher la médaille d'argent. Or…

    Allez Erik, cela prudemment quand même!