Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du jeudi 26 janvier : Quand le hot dog provient des pentes de ski..

    Le ski au Québec est riche en histoire avec un grand H.

    Le Mont-Habitant est le berceau du ski de soirée. La première remontée mécanique a aussi été articulée ici, à Shawbridge, avec le moteur d’un vieux «char» pour ajouter au folklore.

    Une suggestion, si vous passez par Saint-Sauveur, planifiez donc une visite au Musée du ski des Laurentides pour d'autres grands moments.

    Cela dit, sachez que Québec n’a pas été innovateur qu'en technologies «de pointe» de jadis, mais du côté vocabulaire aussi.

    Qui n'a pas dit ou à tout le moins pensé d'une personne flamboyante avec ceci et cela qu’il ou elle est «hot dog»!
    Or, sachez que l'expression reprise partout dans le sport n'a zéro lien avec un fabricant de saucisses ni de moutarde à ce compte. Elle est néanmoins née du brio de Doug Pfeiffer.

    UN HOMME DE MULTIPLES TALENTS

    Laissons l'ami Jean-Luc Brassard reprendre une récente chronique à l'émission animée par Franco Nuovo à Radio-Canada le dimanche matin.

    «Monsieur Pfeiffer est une personnalité de ski native Charlesbourg et dont la famille a déménagé à Westmount alors qu'il avait quatre ans. Il est devenu plus tard as-moniteur à Tremblant avec le sens créatif qui l’a amené à réussir formidablement aux États-Unis», mentionne Jean-Luc comme début de mise en situation.

    Homme de divers talents, Pfeiffer a été journaliste de ski en plus de diriger de réputées publications.

    «Dans sa carrière, monsieur Pfeiffer a été éditeur de nombreux grands magazines, notamment des titres populaires tels «Skiing et «Country Ski» entre autres. Vous imaginez le nombre de millions et millions de copies il a fait vendre...», continue Jean-Luc.

    Aux USA, il a œuvré à Squaw Valley auprès de la légende française Émile Allais, qui a développé l’industrie du ski dans l'Ouest.

    Il a aussi fait sa part à populariser la glisse en sol américain en créant Big Bear, la plus proche station de l'immense marché de Los Angeles (à deux heures plus ou moins de route.)

    UN SKIEUR INNOVATEUR

    Malgré les investissements majeurs, Monsieur Pfeiffer est néanmoins resté actif sur les pentes et nous voici dans notre section «chien chaud».

    «Doug Pfeiffer a toujours gardé un vif esprit «freestyle» dans son ski», mentionne Jean-Luc.
    Comment?

    «Ce n'est pas un hasard que Doug Pfeiffer soit considéré un des pères du ski acrobatique parce qu'il aimait bien assortir ses descentes de diverses manœuvres», raconte Jean-Luc.

    Sa façon de faire était totalement nouvelle.

    «Et cela épatait absolument parce qu'il s'agissait du jamais vu et la galerie félicitait Doug Pfeiffer en lui répétant «Your Are Hot, Doug!», et c'est ainsi que l'expression est devenue par déformation le qualificatif «hot dog» d'abord en ski avant le sport en général », explique joliment Jean-Luc Brassard.

    Doug Pfeiffer aura 90 ans cette année et pas plus tard que l'automne dernier, il a fait le voyage des États-Unis pour son intronisation au Panthéon du ski des Laurentides couronnant ses réalisations.

    À LA MÉMOIRE DE «JACKRABBIT»

    Une autre bonne raison d'aller au Musée si vous passez par Saint-Sauveur: il y a eu 30 ans le 5 janvier dernier que décédait Herman «Jackrabbit» Johanssen, une autre légende.

    Le Musée a plein d'artefacts de ce grand pionnier actif en ski de fond dépassé 100 ans avant de décéder au vénérable âge de 111 ans.

    BRIN D'HUMOUR AVEC ERIK

    Grosse fin de semaine pour Erik Guay en Coupe du monde, laquelle commence d'ailleurs dès vendredi.

    Après seulement deux descentes disputées au circuit entre Noël et le week-end passé, tout se bouscule avec deux départs en 24 heures vendredi et samedi à Garmisch-Partenkirchen.

    Cette semaine, Erik a fait sourire à propos de sa solide saison avec quatre top six, mais un seul podium à Val Gardena (3e) étant son 24e en carrière

    «Finir proche est juste bon sur le plancher de danse... avec une grenade dont tu as le contrôle dans ta main!», a-t-il écrit.

    Mon petit doigt me dit qu'il faut surveiller Erik très attentivement à Garmisch.

    Il y avait réussi le doublé or-argent en 2010 sur la neige allemande avant d'y être couronné champion du monde l'hiver suivant.

    Allez Erik!

    UNE VRAIE MACHINE

    Les filles, elles, sont en Italie, à Cortina d'Ampezzo, avec Lindey «The Machine» Vonn.

    En effet, comment ne pas être impressionné par la victoire de l'Américaine à Garmisch avant les hommes la semaine passée, cela à son deuxième départ seulement en un an en raison des blessures.

    Lundi, ce sera Stockholm, pour un slalom urbain avant une pause de la Coupe du monde.

    Tous et toutes s'arrêtent en prévision des Championnat du monde à St. Moritz, en Suisse, du 6 au 19 février.

    Bien sûr qu'on va se rejaser d'ici les Mondiaux. Pas de congé de chronique, ici. Vous connaissez la nouvelle discipline méga-slalom? Des explications sont à suivre la semaine prochaine en plus de plein d'autres sujets bien sûr.

    Bon ski!