Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Marion du mercredi 1er février : Trois infos importantes à propos d'Erik, "Vivre ensemble" via le ski.. et plus encore



    Parce que les très bons côtés du métier de chroniqueur m'appellent à écrire également sur le tennis dans d'autres fonctions en plus du ski, je retiens plus particulièrement les images-télé de deux gars de 35 ans dans l'actualité sportive des derniers jours.

    Les scènes impliquent Roger Federer à Melbourne et... Erik Guay à Garmisch-Partenkirchen.

    D'abord, bravo à «Rogeure» pour son titre aussi grandiose qu'inattendu ravi au premier grand chelem de l'année après six mois d'absence en raison des blessures ce qui ajoute au mérite.

    Dans le cas d'Erik, on ne veut pas se souvenir de la perte d'équilibre sur le ski droit à sa sortie d'un saut dans la dernière trentaine de secondes du parcours qui l'a propulsé dans les airs pour une «virevolte» de 360 degrés avant d'aboutir dans le filet de protection.

    Malgré toutes les années, sachez qu'on ne s'habitue jamais aux embardées.

    Le moment à retenir est lorsqu’Erik, en véritable homme élastique, s'est relevé sur ses skis, s'est secoué avant d'évacuer la frayeur sur la piste et dans nos salons en saluant tout le monde de la main comme quoi tout était correct.

    Ouf!

    La chute aurait pu avoir de très lourdes conséquences. On rappelle que dans un an, on sera en mode olympique à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février. Tant mieux qu'Erik n'ait rien de cassé ce qui n'a pas été le cas de tout le monde.

    Mais avant, quelques questions à propos de la situation d'Erik Guay, cela incluant les réponses bien sûr.

    OÙ SE SITUAIT ERIK AU MOMENT DE SON EMBARDÉE?

    Il allait très très bien, merci! Après y avoir remporté le championnat du monde en 2011 et fait cinq podiums en Coupe du monde, il se retrouvait totalement dans le coup à la station de la Bavière

    Avec son dossard numéro 17, il avait un 25e podium et peut-être aussi une 6e médaille d'or au bout des spatules en avance de .12 secondes à 1m. 21s. au chrono. En passant, le temps gagnant a été de 1m.53,71s.

    EST-IL SURVENU UNE ERREUR?

    Dustin Cook, médaillé des Mondiaux en super-G voilà deux ans, a écrit ceci: «Garmisch a été insensé (insane). Les conditions changeantes ne sont jamais OK», a été son commentaire avec des mots forts.

    Erik est reconnu pour son efficacité à rallier les fils d'arrivée. Mais ce cas-ci, il a eu onze sorties dans la course ce qui est beaucoup.

    Une chute s'est terminée en hélico-ambulance pour le Français Valentin Giraud-Moine avec une fracture.

    EST-CE QUE LES MONDIAUX D'ERIK SONT COMPROMIS LA SEMAINE PROCHAINE?

    Il a opté avec immense sagesse de ne pas prendre le départ de la deuxième descente à Garmisch en raison d'hématomes sévères au fessier.

    Son objectif est toutefois réel d'être aux Mondiaux de St Moritz. Bonne nouvelle, le calendrier joue en sa faveur.

    Un, c'est congé toute la semaine en cours et le super-G n'aura lieu que le 8 février avant la descente le 11, ce qui lui donne une marge de manœuvre somme toute appréciable .

    Très important: Erik maîtrise cette faculté de savoir et pouvoir composer avec les «bobos».

    Souvenez-vous des Jeux olympiques de Turin en 2016. Après avoir été contraint de se retirer de la descente, il était revenu en action deux jours plus tard absolument compétitif pour prendre la 4e place, cela à seulement .10s. d’une décoration de bronze, dans une performance véritablement courageuse

    Autre affaire actuelle très favorable pour Erik est certes Roger Federer, qui gagne encore et toujours au même âge. Les deux sont nés en 1981. De fait, il n'y a qu’un «petit» trois jours de différence entre Erik et «Rogeure» qui ont respectivement vu le jour 5 et le 8 août.

    M.-M. EN FÊTE!

    Au nombre des spectateurs cette fois, Marie-Michèle Gagnon a, elle, beaucoup apprécié son séjour à Garmisch avec un très bon motif de coeur.

    Le vainqueur Travis Ganong, des USA, est son amoureux et partenaire de vie depuis plusieurs années.

    SKI URBAIN

    Seul talent canadien au slalom parallèle de Coupe du monde à Stockholm mardi soir, Marie-Michèle a fait les quarts de finale avant de s'incliner. Il n'y a pas de gêne puisqu'elle a baissé pavillon devant Mikaela Shiffrin.

    « Une soirée de plaisir, mais un dur match», a-t-elle avec raison à propos de son affrontement face l'Américaine de 21 ans huit fois gagnante cette saison et conséquemment meneuse au classement général. .
    .

    Il ne faudra pas compter sur Marcel Hirscher, quintuple vainqueur du gros globe de cristal, pour demander d'accroître, Henrik Kristoffersen pour vante le parallèle.

    Respectivement numéro un et deux au monde, les deux ont été éliminés au tour d'entrée dans une course remplie de surprises du début à la fin.


    L'Allemand et vainqueur Linas Strasser est un invité de dernières minutes suite à une blessure.

    ALEXIS GUIMOND VA TRÈS BIEN

    Avant les Championnats du monde en alpin à compter de lundi jusqu'au 19 à St Moritz, il y a les Universiades à Almaty, au Kazakhstan. Plusieurs étudiants d'ici ont fait le voyage.

    Les Mondiaux en para alpin finissent ces jours-ci à Tarvisio, en Italie.

    Un coup de chapeau à Alexis Guimond, Gatinois et recrue à l'équipe canadienne qui y a enregistré trois tops dix incluant une médaille de bronze.

    BON ANNIVERSAIRE AU MONT-BLANC!

    Notre Mont-Blanc, celui près de Tremblant et non dans les Alpes, célèbre ses 60 ans.

    L'ami Guy Thibaudeau nous rappelle qu'il y a jadis eu jumelage avec le Mont-Faustin.

    Comptant maintenant 42 pistes, le Mont-Blanc d'ici est le deuxième sommet le plus élevé au Québec.

    PARTIE REMISE

    En raison de l'abondance des informations cette semaine, on reviendra si le voulez bien sur le «super slalom», une nouveauté de haut en bas de la station La Plagne.

    On aura tout le temps puisque la présentation sera le 1er avril, Et cela n'est pas un poisson, faut-il préciser.

    À RETENIR ABSOLUMENT...

    Suite aux événements très malheureux chez nous que l'on connaît et déplore tous, permettez de conclure cette observation entendue à l'émission de Paul Arcand au 98.5 à propos de l'essentiel «vivre ensemble» dans notre société

    «Le sport, la culture et l'éducation sont trois lieux à favoriser pour sortir de l'exclusion», a dit le chroniqueur. Pierre Curzi.

    Nous adhérons tous à l'instant!