Chroniques de Mario Brisebois

  • Le Blog de Mario aux Mondiaux: Erik Guay, même si l'occasion était vraiment idéale, beaucoup reste en place pour le doublé en Or.



    Pars ou pars? Après les cinq reports à des intervalles aux trente minutes, Erik Guay et ses supporteurs, sortis du lit depuis 6h du samedi matin pour suivre leur favori, devront tout refaire en prévision de la descente des Championnats du monde tant attendue à Saint-Moritz.

    Mario Brisebois

    En raison de la météo, la présentation a été reportée à dimanche pour un programme double.

    Après la descente féminine à 5h30 (heure du Québec), Erik suivra en action à 7h30 dans ce qui s'annonce l'événement de la fin de semaine dans l'ensemble du sport canadien.

    Après avoir gagné avec grand panache le super-G mercredi, notre héros de Tremblant pourrait s'installer encore davantage dans l'histoire en devenant seulement le troisième à réussir le doublé en ravissant aussi la descente la même année.

    Pour donner l'ampleur, se couvrir d'or deux fois de suite permettrait à Erik de joindre des légendes de l'immensité d'Hermann Maier (Vail en 1999) et de Bode Miller (Bormio en 2005).

    UN PAQUET DE PROBLÈMES

    Le brouillard nommé le «serpent de Majola» a forcé le déménagement. Un banc a refusé de décrocher d'une section de la piste Coviglia étirée au maximum. Un escalier avec 187 marches a été aménagé au départ pour allonger «artificiellement» le parcours.

    Le déplacement n'a pas fait le bonheur des compétiteurs certes, ni des organisateurs et des spectateurs évalués à 40 000 sur le site. Ajoutez les dirigeants de la télé européenne.

    En plus de demeurer la discipline reine du ski, la descente était très prometteuse côté émotions avec le podium accessible et/ou ouvert comme rarement avec quatre vainqueurs différents dans autant de départs en Coupe du monde cet hiver.

    TOUT ÉTAIT EN PLACE

    Oui, l'occasion était très belle pour Erik. Très belle même. Ce qui est aussi enrageant est le soleil régnait au sommet et au fil d'arrivée.

    Avec la neige tombée durant la nuit (entre 5 et 10 cm), on s'attendait à ce que la vitesse s'accélère davantage à mesure que l'épreuve progresserait. Avec la multiplication des passages, il existerait un avantage pour les détenteurs de dossards entre les numéros 10 et 15. Or, Erik avait le 11.

    On le sait trop bien: avec la météo en changement perpétuel, les conditions «copiées-collées» seront très difficiles, lire impossible, à reproduire.

    LA SUITE MAINTENANT

    Bon, passons à la suite... La situation était idéale Erik avec les motifs énumérés plus haut.

    Cela dit, il possède l'expérience (35 ans) et le palmarès (champion du monde de descente à Gasmiscsh Partenckirchen en 2011) pour vite et très bien mettre en place un nouveau «plan d'attaque». Et que dire de ses niveaux d'énergie et de confiance qui se sont installés en milieu de semaine.

    Allez Erik!

    PLACE AUX FILLES

    Lors de la descente féminine, il sera intéressant de voir où se situe Valérie Grenier, championne mondiale 2016b de la spécialité chez les juniors à Sotchi.

    Établie grande favorite, Lara Gut n'y sera pas. Sa saison est terminée suite à une chute vendredi qui a cassé le party du doublé or-argent des Suisses au combiné alpin.

    Question: l'Américaine Lindsey Vonn peut-elle réussir un autre miracle?

    À VOIR...

    On recommande fortement d'aller visiter eurosport.fr. Gauthier de Tessières, cinq fois participant aux Mondiaux, nous permet de faire la descente de Saint-Moritz en sa compagnie devant notre ordi. C'est très bien comme images et commentaires.

    Bref, à très tôt dimanche