Chroniques de Mario Brisebois

  • Le Blog de Mario aux Mondiaux: Erik dans le même club sélect que Brady, Serena et "Rogeur"


    Après Tom Brady, Serena et Venus Williams, Rafa ainsi que Roger Federer, au tour d'Erik Guay de faire sa place dans le club des trentenaires qui survolent leur sport depuis le début de l'année.

    Après l'or du super-G des Championnats du monde mérité avec brio mercredi, Erik, père de famille de 35 ans, a continué d'impressionner dimanche en ravissant cette fois l'argent en descente devant 50 000 spectateurs à Saint-Moritz, dont «Rogeur» lui- même qu'il faisait curieux de voir en anorak plutôt qu'en shorts.



    C'est énorme comme performances consécutives ce que vient de réaliser notre as de la glisse de Tremblant.

    Dans toute l'histoire, seuls Hermann Maier (Vail en 1999) et Bode Miller (Bormio en 2005) ont été champions des deux spécialités la même année.

    UNE COURSE MENÉE AVEC PANACHE ET INTELLIGENCE

    Erik est passé on ne plus proche du doublé avec cette descente retardée de 24 heures en raison du brouillard. Seul le Suisse Beat Feuz a été le plus rapide par bien peu.

    Cela est infime un écart de 12 centièmes sur un chrono gagnant qui fait 1 min. 38,91. Tout s'est joué en quelques battements de cils.

    Bien que le «free all» du début (les coureurs devaient grimper 187 marches pour atteindre la plate-forme de départ) n'ait pu servir, le brouillard ne voulant pas décrocher du sommet de la Corviglia alors que c'était gros soleil en bas, notre marchand de vitesse a connu un début canon.

    Sous la pression de partir derrière tous ceux qui devaient remplir le podium en ajoutant Max Franz, de l'Autriche, 3e, les deux à égalité au 4 e rang, Kjetil Jansrud, de la Norvège, et Patrick Kueng, un autre Suisse champion en titre de cette descente, en vertu de son dossard 17, il était même premier à pas 0,08 seconde du 3e temps intermédiaire.


    Sa fin en fut une supersonique après qu'il se soit retrouvé en retard de ,42 avant les passages 4 et 5.

    Le «vieux», comme l’a qualifié un commentateur français, a toujours de très bons nerfs et du ressort dans les mollets.

    «J'avais remarqué (sur les écrans dans le local d'attente en haut) que les coureurs n'avaient pas la vitesse dont ils avaient besoin. J'ai donc décidé de me laisser aller un peu plus dans le milieu pour passer au bon endroit afin de m'aider à atteindre le maximum. Ça a payé», a-t-il déclaré Erik aux gens d'Eurosport à propos de sa stratégie.

    «J'aurais pu prendre aussi un peu de chance. Mais c'est aussi ça la descente», a révélé le sage cette fois au sujet du défi consistant à trouver le juste registre.

    PLEIN DE BRAVOS ET REMERCIEMENTS...

    Très généreux comme peuvent témoigner les proches, Erik Guay ne change pas.

    «Chapeau à Beat Feuz pour ce qu'il a fait dans pareilles conditions», a-t-il commenté des attentes de la foule gigantesque.

    «Merci aussi à mon équipe de m'avoir amené ici au top de forme», a-t-il l ajouté.

    Suite à sa chute spectaculaire à Garmish Partekirchen à 120 km/h à la sortie d'un saut ce qui lui avait raté la course suivante, il reste admirable Erik Guay, beaucoup sauvé par sa protection gonflable sous son costume, pour être encore revenu en force de la sorte.

    On utilise encore parce qu'il continue avec une patience qui l'honore de s'accrocher et revenir au niveau des meilleurs malgré toutes les blessures et les opérations qu'il a dû subir.

    On en connaît plein qui ont renoncé pour considérablement moins...

    Erik Guay, qui a été titulaire mondial de la descente à Garmisch en 2011, a 35 ans mais tout compté, le skieur, lui, s'avère plutôt un «jeune» 33 ans en lui soustrayant les deux années complètes qu'il a ratées dont la dernière aussi récemment qu'en 2015. Peut-être qu’il fait 30 ans gros max en retranchant aussi toutes les périodes ratées ici et là.

    ET CE N'EST PAS FIN AVEC LES JEUX

    En vertu de ce doublé or-argent qui le place automatiquement dès maintenant sur la liste des candidats au prix d'athlète de l'année dans le sport en génial au Canada, Erik mérite une autre médaille d'or pour la persévérance et sa résilience.

    Comme Brady, Serena et «Rogeure» pour ne donner que ces trentenaires, Erik Guay n'a pas terminé d'épater avec la Coupe du monde jusqu'au milieu mars avec les finales au Colorado cette année.

    À la même période dans un an, m'oublions que nous serons aux Jeux olympiques de Pyeongchang, où son nom appartient déjà la liste des favoris.


    Plus tôt dimanche, la Slovève Ilka Stuher, victorieuse à Lake Louise en ouverture de saison, a enlevé la descente féminine devant l’Autrichienne Stephanie Venier. L’Américaine Lindsey Vonn est devenue la médaillée la plus âgée, à 32 ans, en allant chercher le bronze.

    Valérie Grenier a complété 32e.