Chroniques de Mario Brisebois

  • Le Blog de Mario aux Mondiaux: Mieux, mais encore trop de clubs B..

    La France a recommencé à respirer et ce n’est pas en raison des rebonds en prévision des élections présidentielles.

    Sonnés par l'échec du ski jusqu'ici, cousines et cousins retenaient leur souffle depuis une semaine avant que leurs athlètes de la glisse parviennent enfin, mardi, à aller chercher l'or aux Mondiaux de Saint-Moritz, cela en remportant devant la surprenante Slovaquie la compétition en équipes qui deviendra nouvelle discipline olympique en Corée du Sud, l'an prochain.

    La Suède a complété le podium. Après avoir défait les États-Unis, le Canada s'est incliné en quarts devant les Suisses au cumulatif des temps lors des deux affrontements.

    On explique: chaque pays aligne deux filles et deux gars dans ce slalom parallèle et lorsque le compte est égal 2-2, le chrono vient trancher.

    LA CRÉDIBILITÉ PASSE PAR LA PRÉSENCE DE TOUS ET TOUTES

    Tant mieux pour la réussite des Bleus! Ils possèdent le grand mérite d'avoir sorti leurs gros canons Tessa Worley et Alexis Pinturault.

    Et voilà le «hic» de cette présentation: ce ne sont justement pas tous les pays qui envoient leurs as dans la mêlée.

    D'accord, Marcel Hirscher et Viktoria Rebensburg ont aussi pris le départ pour l'Autriche et l'Allemagne ce qui représente un progrès.

    Par contre, les deux numéros un du slalom, Mikaela Schiffrin et Henrik Kristofferson (celui-ci en chicane avec sa Fédé) sont demeurés bien au chaud du côté des USA et de la Norvège.

    Le Canada n'a surtout pas de leçon à donner. Chefs de file du slalom au pays, Marie- Michèle Gagnon et Erik Read n'ont pas été placés non plus dans l'alignement unifolié.

    La formule des compétitions en parallèle est intéressante, mais il y a encore trop de pays qui fonctionnent avec le club B.

    ATHLÈTES ET DIRIGEANTS ONT BEAUCOUP À PERDRE

    Soyons francs. Les succès qui comptent dans la tradition du ski, la réussite qui détermine si les grandes pointures toucheront ou pas les lucratifs bonis des commanditaires et si les dirigeants nationaux garderont leur «job» l'hiver suivant, passent par les médailles gagnées dans les épreuves en solo qui suivront à compter de jeudi jusqu’à la fin dimanche prochain.

    Les athlètes ont de très bonnes têtes. Pourquoi alors risquer des blessures avant les courses qui rapportent le gros «cash», d'autant plus que les plus payantes occasions surviennent par surcroît que tous les deux ans aux Mondiaux ou aux J.O?

    La solution pour que la présentation atteigne son plein potentiel est là, dans le choix des dates.

    Déménager cette rencontre des nations en toit fin pour réduire les conséquences d'une blessure réunirait plus de monde. Et peut-être tout le monde ce qui doit être le but d'un vrai championnat

    Cela dit, la Fédération internationale a, ici, une formidable occasion d'agir.

    ***
    C'est congé mercredi à Saint-Moritz, ce qui ne sera toutefois pas le cas pour le blogue.

    Que faire alors pour que cette rencontre des nations atteigne son plein potentiel dans l'avenir.