Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du 26 avril : Luc Lajeunesse, un pilier du ski, nous quitte trop tôt.



    Le ski au Québec et au Canada pleure un grand champion en cette fin de saison avec le décès subit de Luc Lajeunesse.

    Même s'il n'a pas été médaillé ayant quitté tôt le rôle de compétiteur, Luc a néanmoins été un as au podium de la compétence et de la générosité de son temps.

    «Luc a été entraîneur à Ski Québec au début des années et accompagnateur de nos talents aux Jeux du Canada», mentionne Claude DuMontier, longtemps directeur technique de la Fédération provinciale avant Daniel Lavallée.

    Il est allé en Europe plusieurs années. Il avait été appuyé par Yves Bienvenue, un ancien de l'Équipe de France chez Raymond Lanctôt, alors distributeur Rossignol.


    Il connaissait bien les «Crazy Canucks».

    «Luc avait été aussi le préparateur d'équipement de Kathy Kreiner, une athlète chez Rossignol lors de la conquête surprise de la médaille d'or de celle-ci aux Olympiques d'Innsbruck en 1976. La favorite Rosi Mittermaier (2e) n'a certainement pas oublié, elle!», ajoute DuMontier, un proche tout comme Germain Barrette, ex-coureur et entraîneur national à la barre du Mont-Comi.

    Tout le monde appréciait le style effacé, mais tellement efficace du disparu.

    L'information de sa mort survenue beaucoup trop tôt à 64 ans le 11 avril a d'abord été communiquée publiquement par Nancy Greene à la demande des intimes. Celle-ci a trouvé l'énergie d'effectuer le relai malgré son opération la même semaine pour un cancer.

    TOUJOURS PRÊT POUR LES AUTRES

    Un témoin des 50 ans dernières années du ski canadien, Ed Champagne, longtemps directeur des communications et confident des athlètes, a tout à fait raison d’évoquer ce départ à celui «d'un pilier».

    Après ses années outre-mer, Luc a œuvré chez Raymond Lanctôt. Il y est devenu «Monsieur Rossignol». Il a été directeur national. Il a eu plus tard son agence (de produits Rossignol bien sûr).

    Lors de son décès à sa résidence de Sutton, au pied des pentes, alors qu'il a été pris d’un malaise (il raclait des feuilles), il était toujours associé à Rossignol à titre de consultant.

    «Luc a été ami qui était toujours présent pour aider les gens autour, cela sans qu'on ait à lui demander la plupart du temps», de raconter Edgar.

    J'y pensais. S'il fallait que tous les athlètes et entraîneurs que Luc Lajeunesse a aidés soient présents pour l'ultime hommage, il faudrait ouvrir trois salons funéraires tellement ils sont nombreux.

    En passant, un hommage sera rendu samedi (le 29) dès 9h30 au Complexe funéraire Desnoyers, à Chambly. Une célébration suivra à 16 heures au même endroit.

    Nos condoléances à sa conjointe Céline et à la famille très vaste en incluant celle du ski.

    Les proches suggèrent des dons aux maladies du cœur et AVC.

    Pas de surprise là! Luc Lajeunesse était justement cela, un homme au très grand cœur, en ski comme dans la vie.

    Son sport le remercie.