Chroniques de Mario Brisebois

  • Nouvelles de la coupe du monde de Killington pour (peut-être) stimuler les idées ici



    Vous vous préparez pour les vacances, lesquelles sont très bien méritées j'en suis sûr? Sachez que celles des gens de Killington vont attendre un peu.

    C'est qu'à la station du Vermont, on a encore la tête au ski. Pas plus tard que la semaine dernière, on y recevait les autorités de la FIS.

    Un rappel: en raison des finales de la Coupe du monde dans l'Ouest (Colorado), le transfert des deux épreuves annuelles du calendrier régulier a ramené l'hiver dernier le cirque blanc féminin dans l'Est après trente ans ou presque d'éclipse avec une double réussite sportive et populaire.

    Le brio de la championne du monde et olympique Mikaela Shiffrin, une ancienne de l'Académie Burke toute proche, qui a remporté le slalom, a contribué à attirer des foules de 16 000 et 13 000 spectateurs chaque jour.

    Voilà de quoi rendre jaloux les organisateurs de Lake Louise!

    Killington visait haut et gros. Bien sûr que la présentation pendant le long congé de l'Action de grâce américain à la fin novembre a aidé, mais chapeau quand même.

    «J'ai moi-même été surpris de la réponse puisque je m'attendais plus à 10 000 visiteurs», admet Herwig Demschar, le patron de l'organisation.

    TOUJOURS EN DONNER PLUS

    Suite aux résultats qui ne donnaient guère le choix à la FIS, faut-il reconnaître, celle-ci a décidé de garder Killington deux autres années avec une certification Coupe du monde alors que la place n'était qu'un «bouche-trou» à l'origine.

    En dépit de tous les éloges des skieuses, des entraîneurs et du personnel qui ont poussé la FIS à réagir de la sorte, Killington veut et va bonifier son produit à l'été.

    «Malgré la confiance qui nous anime, il n'est pas question de s'installer dans la complaisance», affirme Demschar.

    Le parcours de géant et aussi celui de slalom seront prolongés pour les compétitrices et les spectateurs.

    En plus d'assister à quelques virages de plus, les spectateurs auront plus d'aisance comme espace.

    UNE DEUXIÈME VOCATION

    La météo étant ce qu'elle est, des mesures sont également prises afin de garantir davantage la neige les 24 et 25 novembre.

    Directeur des opérations de la montagne, Jeff Temple confirme que l'équipement de fabrication sera perfectionné pour deux raisons.

    En plus de sécuriser les épreuves évidemment Killington voudrait créer un plan d'affaires parallèle avec le départ hâtif du ski.

    «Avant ou après notre week-end de courses selon les horaires des diverses nations nous pourrions inviter celles-ci venir tenir leur camp d'entraînement», y dit-on.

    Lorsqu'on sait comment c'est tranquille au Vermont à cette période, ce ne sont pas les hôteliers ni les restaurateurs qui vont se plaindre. L'économie de l'État non plus.

    Oui, j'aime bien ce que font les gens de Killington.

    N'oublions au grand jamais que plus leur réussite sera grande permanente, plus les bonzes de la Fédé internationale et de Ski Canada n'auront d’autre choix que d’attribuer un jour une Coupe du monde... au Québec aussi.

    Autre affaire dans la catégorie sait-on jamais, peut-être que raconter les heureuses initiatives ailleurs pourrait donner des idées de bouger ici aussi.

    Et pourquoi pas?

    Je connais deux ou trois organisations ici qui possèdent le potentiel de faire autant et même davantage «No problemo»! comme disaient les Soviétiques.