Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du 1 février: Erik Guay… réponses à cinq grandes questions

    Dans la déception gigantesque de devoir renoncer aux Jeux olympiques, Erik Guay doit savoir que les fervents et le grand public lui apportent leur support entier.

    Depuis son annonce qu’il ne pourra finalement pas se rendre à Pyeongchang, les témoignages, via le téléphone, les courriels et de vive voix, ne dérougissent pas.

    Sans plus de préambule, voici les réponses à vos questions les plus nombreuses.

    Comment évaluer dans la plus juste mesure l’absence d’Erik Guay?

    Le vide sera plus immense que si Sidney Crosby et Carey Price avaient fait une croix tous les deux en même temps sur les Jeux... Le ski n’a pas de Steve Stamkos, Jonathan Toews, P.K. Subban ou Martin Brodeur jadis… à part Erik.

    À Turin 2006, Erik n’avait-il pas fini au pied du podium, quoique blessé?

    Ne doutez jamais du talent et du courage d’Erik. Non seulement avait-il séjourné les semaines précédentes dans une clinique privée en Autriche, mais il avait fait l’impasse sur la descente avant de revenir quelques jours plus tard pour arracher une 4e place magistrale dans les circonstances.

    Comme la descente n’aura lieu que le 11 février, existe-t-il un ultime dernier espoir?

    Lorsqu’on a subi six opérations dans sa carrière comme Erik, il faut être dur à son corps et dans la tête.
    Et lorsqu’il dit que les lombaires L5 et 2 de même que le sacrum 1 sont « os sur os », croyez-le.
    C’est donc un NON! Malheureusement…

    Une phrase à retenir particulièrement du point de presse d’Erik?

    « J’ai en tête de continuer », a-t-il dit.

    Est-ce logique comme perspective?

    Bien sûr qu’on va revoir Erik Guay. À 36 ans aussi, Roger Federer ne vient-il pas de gagner un 20e Grand Chelem? On vous dit où on va très certainement revoir Erik : dans un prochain blogue olympique!

    Deux espoirs d’ici après les leaders du monde

    Après une période occupée avec le Sommet mondial économique la semaine dernière, Davos, en Suisse, retrouve sa vocation sportive en recevant les Mondiaux de ski alpin chez les juniors en cours jusqu’au 8 février.

    Tous deux de Tremblant, Marina Vilanova et Simon Fournier succéderont aux leaders politiques du monde ayant été choisis au sein d’Équipe Canada.

    À ne pas en douter, Fournier est arrivé avec une attitude positive. « Je m’attends à me retrouver au podium. C’est un super objectif », de dire Simon à Martin Comtois, du journal Le Droit d’Ottawa. Pourquoi pas? En Suède l’an dernier, Simon avait fait 13e au combiné et 14e au slalom.

    Warren Miller : des skis achetés 2 $ ont donné 500 films

    À un mois du gala des Oscars (4 mars), le ski perd un monument du cinéma spécialisé suite au décès de Warren Miller ces jours-ci.

    L’homme à la caméra, décédé récemment à 93 ans a montré au grand écran les plus spectaculaires images des plus hauts sommets du monde. Mais l’histoire de l’homme lui-même ne l’est pas moins. Warren Miller avait connu des débuts modestes. Sa première paire de ski avait été payée... 2 $. Pendant une période, il projetait ses vues dans les bars et passait le chapeau à la fin pour s’en sortir avec 60 $, ce qui n’était pas énorme.

    Grâce à son tapent et sa détermination, Warren Miller, qui a beaucoup été le Jacques Cousteau des montagnes et de la neige, a réalisé en carrière plus de 500 films, dont une série avec Jean-Claude Killy, et un bon millier de récits publiés dans les grands magazines, les albums et des livres.

    Comme dit si bien la famille, « les prochains films, vous proviendront dorénavant d’autres sommets ».

    Martin Matte mise (de nouveau) sur le ski…

    Si jamais, vous cherchez Martin Matte samedi soir prochain, il sera en ski et non pas en spectacle. Sa fondation présentera samedi au Sommet Saint-Sauveur, l’événement « Les Beaux 4 h de ski » avant son nouveau spectacle intitulé « Eh-la-la! ».

    L’an passé, le succès en ski avait été très « Eh-la-la! » avec 450 participants. Cela avait permis d’amasser 363 000 $, notamment pour bâtir des résidences pour les gens aux prises avec des problèmes crâniens.

    Source: Mario Brisebois
    Photo Crédit: Jeff McIntosh