Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du jeudi 31 mai : Erik veut bien, mais il attendra encore un peu…

    Double plaisir ces derniers jours que de lire Simon Drouin, un de mes journalistes très appréciés à La Presse et dans le sport en général qui fait le point avec Erik Guay.

    L’agrément est d’autant plus grand que leur entretien s’avère à la fois positif et réaliste.

    Remis de sa déception des Jeux olympiques qu’il a ratés à PyeongChang en raison de son dos, les récents tests médicaux de Canada Alpin ont été favorables et oui, il veut revenir. Du moins, il l’espère très sincèrement avec un raisonnement qui l’honore.

    « Si je suis en santé, je peux toujours être compétitif », dit-il à Simon en prévision de l’hiver prochain.

    Félicitations pour l’attitude après seulement trois départs au cirque blanc. En effet, personne ne lui en aurait voulu d’accrocher. Mais attention!

    À l’approche de 37 ans qu’il aura le 5 août (cela trois jours avant un autre très grand que vous risquez de très bien connaitre puisqu’il s’agit de Roger Federer qui ne lâche pas non plus), Erik a décidé de jouer la carte de l’attente et de l’écoute de son corps.

    Août sera déterminant pour la suite

    Zermatt, site du camp d’entrainement sur neige de l’Équipe canadienne en août est ce qui va commencer à déterminer véritablement la suite de sa carrière.

    « À ce moment-là, on pourra mieux voir. Tant mieux si tout tient pendant 10 jours. Il faut fonctionner par étape. Je pense bien que cela va tenir et on ira alors au Chili », de citer Simon en conversation avec notre as de la vitesse.

    L’objectif est bien sûr de participer au Championnat du monde d’Are en Suède, en février prochain. Erik y irait alors pour le tour du chapeau y ayant été couronné deux fois en 2013 (descente) et en 2017 (Super-G).

    La volonté est réelle, mais…

    Mais attention. Erik a aussi des responsabilités familiales. Avec ses quatre filles à la maison, dont la petite fait sept mois, il était hors de question d’hypothéquer surtout la santé.

    « Tant mieux si ça marche et que je suis capable », déclare-t-il. Et si jamais c’était le contraire, ce que personne ne souhaite bien sûr?

    « Ça ne sera pas la fin du monde. Je pourrai alors skier avec les enfants à Tremblant », révèle aussi Erik Guay à Simon Drouin.

    Évidemment qu’on se garde proche pour vous maintenir informé de la suite.

    Coup de chapeau aux entraineurs

    Parce que le ski dans les régions nous intéresse étant le tremplin à tout, mentionnons que la Division laurentienne a déjà choisi les athlètes à ses équipes d’élite en vue de la saison prochaine.

    Et parce que leur travail est essentiel et qu’on ne parle jamais suffisamment d’eux, saluons et rendons hommage aux entraineurs qui seront Frédérique Archambault, Pierre Caron, Jean Gagnon (au niveau FIS), Frédéric Deslongchamps et Paul Favre (U16), Louis Bourgeois et Alain Laliberté (U14), de même qu’Ian Prévost.

    Un congrès « payant »

    Ça va jaser ski en fin de semaine à Tremblant avec Ski Québec alpin, qui y tient son congrès annuel.

    Non seulement est-ce instructif avec plein de conférenciers invités, mais « payant » aussi : chaque entraîneur participant aura droit à quatre crédits.

    Bon début de juin!

    Source: Mario Brisebois
    Photo Crédit: inconnu