Chroniques de Mario Brisebois

  • La Chronique de Mario du jeudi 26 avril 2020

    UN MILLION DE VISITES EN MOINS COÛTENT BEAUCOUP DE MILLIONS À NOS AMIS DES STATIONS ET AUTRES NOUVELLES (MEILLEURES) AUSSI

    Pas vrai que le mot « temporaire » devient synonyme de « permanent » dans notre nouvelle réalité force au COVID-19 et au tour des stations de ski de le confirmer à sa façon.

    Exactement une semaine après la cessation de ses opérations « pour le moment » disait-elle, voilà que l'Association provinciale décrétait dimanche « la fermeture complète » et conséquemment de «la fin immédiate de la saison».

    On s'en doutait: une annonce officielle était néanmoins nécessaire au nom de la sécurité.

    C'est Guy Thibaudeau, le grand expert des conditions de ski, qui racontait dans sa chronique à Radio-Canada s'être fait informer par ses espions que bien que fermées, il y avait jusqu'à 600 personnes sur les pentes au Mont-Orford la semaine passée en ski de randonnée ou planche à neige, crazy carpets, raquettes et « autres patentes » allant jusqu'à la motoneige.

    SURVOL DES PERTES...

    Une saison sans ski de printemps alors que la neige reste partout coûte cher. Combien? C'est très, très cher.

    « Le temps va vite », raconte Yves Juneau, le directeur général, qu'on remercie de néanmoins trouver un moment à consacrerpour vous informer dans cette chronique - qui est la vôtre comme toujours - de la dimension de la situation.

    « On parle de 20% de la saison et un million de visites », indique en entrevue le gestionnaire numéro un de la glisse à propos de ce qui s'est s'envolé et devenu irrécupérable en revenus.

    « En pertes directes, c'est entre 50 et 60 millions de dollars », affirme-t-il.

    En terme de retombées touristiques, Michel Archambault,pionnier du domaine dans la recherche à l'Université du Québec à Montréal, estime entre 125 et 130 millions les dollars disparus.

    À ceci, s'ajoute la perte drastique des emplois. De fait, il est plus juste parler de... chômage obligatoire.

    « 33 000 personnes travaillent dans l'industrie. Ça va vite. Difficile de déterminer les emplois disparus. On sait qu'il reste les administrateurs, des gens d'entretien et au service à la clientèle. Je dirais 80% des postes sont partis », ajoute-t-il au sujet des défis qu'il faudra relever.

    « Prenez bien soin de vous », de terminer Yves Juneau.

    On retourne le même message à l'Association des stations avec tous les défis actuels et à venir.

    PARTIE REMISE POUR ALEX...

    Dans le tsunami qui multiplie les annulations et on évoque plus de 500 événements majeurs dans le sport, voilà que s'ajoute la remise du prix John-Semmerlink à Alex Harvey.

    La première de deux meilleures nouvelles est qu'il y aura report en septembre.

    Semmerlink est cet universitaire-sportif de McGill décédé en 1959 des suites de blessures subies en Coupe du monde.

    Le trophée pan-canadien réunissant les athlètes du ski de toutes les disciplines est dirigé par le Crazy Canuck et ex-titulaire Ken Read.

    Alex rejoint le paternel Pierre ayant mérité la palme dans le passé de cet hommage dont la particularité est de saluer un athlète ayant contribué au rayonnement et à l'essor du ski au-delà de ses résultats.

    L'autre bonne nouvelle est le trophée Semmerlink sera aussi remis pour la saison 2019-20. Sachez que les consultations sont d'ailleurs entreprises et que c'est un honneur de demeurer au comité.

    FOI EN L'AVENIR

    J'adore. Je parle de ces démarches en cours, dont celles de Belle Neige qui se lance à la recherche de deux entraîneurs pour son club compétitif malgré la tourmente actuelle.

    Pas vrai que cela fait grand bien de savoir que la suite se prépare et d'ailleurs laissez-nous connaître votre ou vos autres projets d'avenir.

    BRAVO ALEXIS!

    Pour terminer avec un excellent résultat, Alexis Guimond termine la saison 2e au classement mondial en para-ski, spécialité slalom géant debout.

    On a besoin de plein nouvelles positives de la sorte, surtout ces temps-ci!