Chroniques de Mario Brisebois

  • QUELLES FAMILLES QUE CELLES DU SKI AU QUÉBEC!

    Héréditaire le succès en ski alpin, dites-vous ? Et comment!

    Aucun sport ne compte autant de succès génétiques et/ou inter-générationnels, comme le prouve la majorité de la délégation québécoise aux Jeux olympiques.

    Si le hockey a eu les Howe, les Hull et les Richard bien sûr, la glisse va plus loin.
    Rien de moins que cinq de nos neuf représentants à Vancouver suivent les traces d'excellence de la mère, du père ou souvent des deux.

    Commençons la démonstration par Brigitte Acton, de Mont-Tremblant, dont la mère, Diane Pratte, a été olympienne à Sapporo en 1972 et le père, Gord Acton, membre de l'équipe canadienne.

    La réussite en ski est vraiment une affaire de famille, la soeur aînée de Brigitte, Lise-Marie, ayant aussi été porte-couleurs nationale à l'instar de ses oncles Raymond et Michel Pratte et de sa tante Claude.

    LE SKI AU BERCEAU ... OU PRESQUE

    Pour poursuivre avec les héritiers des pentes , Conrad Guay, le père d'Erik, a été un entraîneur émérite de niveau national émérite.

    Erik a aussi un frère Stefan, qui a été champion du monde chez les juniors avant de se blesser.

    En passant, leur mère, Helen, est monitrice à Tremblant.

    « Ce n'est pas compliqué, nous avons presque commencé à skier avant d'apprendre marcher. Et j'exagère à peine! », mentionne Erik.

    Les parents de Jeffrey Frisch, de Mont-Tremblant, ont également été moniteurs à Gray Rocks avant de s'installer en Italie.

    Encore et toujours la familia avec Marie-Pier Préfontaine, de Saint-Sauveur, dont la mère, Louise McNulty, est co-entraîneure de l'équipe du Québec et son oncle, Eric Préfontaine, occupe le poste directeur technique de la Fédération provinciale.

    La miraculée des Jeux puisqu'elle pourra effectuer un retour malgré des ligaments endommagés au genou, Anna Goodman, de Pointe-Claire, possède également des antécédents, son père Russell ayant terminé 10e aux Mondiaux d'Innsbruck en 1974.

    Julien Cousineau, de Lachute, a de qui retenir à son tour, son père Alain ayant été champion canadien, toujours en 1974, avant de mener une reluisante carrière au circuit mondial professionnel. Sa sœur Amélie a dominé la scène universitaire québécoise pendant des années. On pourrait évidemment poursuivre l'exercice avec Pierre et Alex Harvey en ski de fond. 

    ...ET CE N'EST PAS FINI...

    Telle mère, telle fille ou tel père, tel fils ou le mixte des deux n'est pas un simple dicton en ski, mais une totale réalité qui, en passant, n'est pas finie. 

    Une troisième génération veille déjà à prendre la relève.

    « Soyez certains que ma petite Logan (13 mois) va aussi skier », assure Erik Guay.
    Rendez-vous donc aux Jeux de... 2030!